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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale2015-03-03

Pourvoi n° 13-15.551

💡

Ce que ça signifie pour vous

Quand un salarié et son employeur signent une rupture conventionnelle (accord à l'amiable), cela n'annule pas une procédure disciplinaire déjà en cours. Si le salarié change d'avis et se rétracte dans les 14 jours, l'employeur peut continuer et même prononcer un licenciement pour faute grave. La signature de la rupture ne protège donc pas le salarié contre les sanctions disciplinaires envisagées avant cet accord.

Résumé juridique officiel

La signature par les parties au contrat de travail d'une rupture conventionnelle, après l'engagement d'une procédure disciplinaire par la convocation du salarié à un entretien préalable à un éventuel licenciement, n'emporte pas renonciation par l'employeur à l'exercice de son pouvoir disciplinaire. Il s'ensuit que si le salarié exerce son droit de rétractation de la rupture conventionnelle, l'employeur est fondé à reprendre la procédure disciplinaire par la convocation du salarié à un nouvel entretien préalable dans le respect des dispositions de l'article L. 1332-4 du code du travail et à prononcer une sanction, y compris un licenciement pour faute grave

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.