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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale2001-12-18

Pourvoi n° 99-40.649

💡

Ce que ça signifie pour vous

Un salarié licencié peut contester la raison donnée par son employeur dans la lettre de licenciement, même s'il a signé un accord (transaction) pour terminer le conflit. Le juge peut vérifier si les faits allégués justifient réellement un licenciement pour faute grave. Ici, la Cour confirme que l'employeur avait de véritables raisons : malhonnêteté et perturbation du service, constituant une faute grave légale.

Résumé juridique officiel

Pour déterminer le caractère réel ou non des concessions contenues dans la transaction, le juge peut, sans heurter l'autorité de chose jugée attachée à la transaction, restituer aux faits énoncés dans la lettre de licenciement leur véritable qualification. Dès lors, a légalement justifié sa décision, la cour d'appel qui a retenu que la lettre de licenciement était motivée conformément aux exigences de l'article L. 122-14-2 du Code du travail, et visait une supercherie et un comportement générant une désorganisation complète du service, faits susceptibles de recevoir la qualification de faute grave.

Thèmes

contrat de travail, rupturerupture par les partiestransactionautorité de la chose jugéeportéevaliditéappréciationpouvoirs des jugesdéfinitionaccord comportant des concessions réciproques pour mettre fin au litigeconcessions réciproqueslicenciementcausecause réelle et sérieusefaute du salariéfaute graveapplication diversescomportement du salarié générant une désorganisation complète du service

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.