Chambre sociale — 1974-05-08
Pourvoi n° 73-40.271
Ce que ça signifie pour vous
# Explication simple Quand un employeur veut licencier un salarié qui est représentant du personnel ou membre du comité d'entreprise, il doit **d'abord demander l'autorisation à l'inspecteur du travail**, avant de notifier le licenciement. Dans cette affaire, l'employeur a fait l'inverse : il a licencié le 28 janvier sans attendre l'autorisation, qui n'est arrivée que le 1er février. La Cour a annulé ce licenciement car l'ordre n'a pas été respecté. Obtenir l'autorisation après coup ne suffit pas à valider une décision déjà prise.
Résumé juridique officiel
LE LICENCIEMENT COLLECTIF DE SALARIES AYANT LA DOUBLE QUALITE DE MEMBRES DU COMITE D'ENTREPRISE ET DE DELEGUES DU PERSONNEL NE PEUT, PAR APPLICATION DES ARTICLES 22 DE L'ORDONNANCE DU 22 FEVRIER 1945 ET 16 DE LA LOI DU 16 AVRIL 1946, INTERVENIR QUE SUR L'ASSENTIMENT DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL, QUI DOIT LUI ETRE ANTERIEUR. PAR SUITE, DOIT ETRE CONSIDERE COMME ABUSIF LE LICENCIEMENT NOTIFIE POUR LE 1ER FEVRIER PAR LETTRE DU 28 JANVIER, ALORS QUE L'AUTORISATION DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL, DEMANDEE LE 24 JANVIER, APRES REFUS DU COMITE D 'ENTREPRISE, N'A ETE ACCORDEE QUE PAR LETTRE DU 30 JANVIER, RECUE PAR L'EMPLOYEUR LE 1ER FEVRIER, UNE TELLE AUTORISATION NE POUVANT VALIDER RETROACTIVEMENT LA MESURE PRISE PAR L'EMPLOYEUR.
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