Chambre sociale — 2012-01-11
Pourvoi n° 10-12.930
Ce que ça signifie pour vous
Un directeur qui abuse de son autorité pour obtenir des faveurs sexuelles d'un employé sous ses ordres commet du harcèlement sexuel, même en dehors du travail. Par exemple, organiser un faux rendez-vez professionnel puis entraîner quelqu'un à l'hôtel est du harcèlement. C'est une faute grave qui peut justifier un licenciement. La loi protège donc les salariés contre les abus de pouvoir hiérarchique dans tous les contextes, pas seulement au bureau.
Résumé juridique officiel
Le fait pour un salarié d'abuser de son pouvoir hiérarchique dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles constitue un harcèlement sexuel même si les agissements ont lieu en dehors du temps et du lieu de travail. Doit dès lors être approuvée la cour d'appel qui, ayant retenu que le fait reproché à un directeur d'agence d'avoir organisé un rendez-vous avec une collaboratrice placée sous ses ordres pour un motif professionnel en dehors des heures de travail et de l'avoir entraînée à cette occasion dans une chambre d'hôtel était établi, décide que ce comportement, constitutif de harcèlement sexuel, caractérise une faute grave
Thèmes
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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.