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Cour de cassationChambre socialeCassation

Chambre sociale1989-09-26

Pourvoi n° 86-41.871

💡

Ce que ça signifie pour vous

Un salarié qui accepte de renoncer à ses indemnités de licenciement pour permettre la vente de son entreprise ne peut pas les réclamer plus tard, à condition que le nouvel employeur le maintienne en poste pendant un an minimum. Cette renonciation est valable car le salarié reçoit quelque chose en échange : la garantie de garder son emploi. En revanche, cette renonciation doit être formalisée comme un vrai accord, sinon elle n'a aucune valeur juridique.

Résumé juridique officiel

Ne sauraient percevoir les indemnités de préavis et de licenciement les salariés qui ont renoncé à celles-ci pour faciliter la cession d'une entreprise en contrepartie d'une garantie de maintien d'emploi pendant un an à compter de la reprise d'activité. Ainsi a légalement justifié sa décision la cour d'appel qui déboute lesdits salariés après avoir constaté qu'ils avaient été embauchés par le repreneur selon un contrat de travail qui durait au jour du jugement depuis plus d'un an (arrêt n° 1). En revanche, un conseil de prud'hommes ne peut, sans violer l'article 2044 du Code civil, condamner un syndic à payer ces indemnités au motif que l'accord conclu ne constitue pas une transaction (arrêt n° 2).

Thèmes

contrat de travail, executioncession de l'entrepriselicenciementlicenciement antérieur à la cessionembauchage par le cessionnairerenonciation aux indemnités de rupturerenonciation en contrepartie du maintien de l'emploieffetindemnitésindemnité de licenciementrenonciationportéedélaicongétransactionobjetcontrat de travail

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.