Chambre sociale — 2007-09-26
Pourvoi n° 06-40.039
Ce que ça signifie pour vous
Un salarié qui dénonce des maltraitances dans un établissement (maison de retraite, foyer, etc.) ne peut pas être licencié pour cette raison. Si son employeur le fait quand même, le licenciement est automatiquement annulé et nul. Le salarié doit être réintégré dans son poste. La Cour de cassation dit que le juge n'a même pas besoin d'examiner les autres raisons données par l'employeur : il y a protection totale pour les lanceurs d'alerte.
Résumé juridique officiel
Il résulte du pouvoir reconnu au juge, par l'article L. 313-24 du code de l'action sociale et des familles, d'ordonner la réintégration du salarié licencié pour avoir témoigné de mauvais traitements ou de privation infligés à une personne accueillie dans un établissement au sein duquel il est employé, que le licenciement prononcé pour de tels faits est nul. Dès lors, la cour d'appel ayant relevé que, dans la lettre de licenciement, l'employeur reprochait au salarié d'avoir dénoncé des actes de maltraitance, en a exactement déduit, sans avoir à examiner les autres griefs invoqués, que le licenciement était nul
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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.