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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale2017-12-20

Pourvoi n° 16-14.880

💡

Ce que ça signifie pour vous

Un salarié protégé (délégué syndical, représentant du personnel, etc.) ne peut pas contester devant un juge la validité de sa rupture conventionnelle, même s'il affirme avoir été harcelé pour donner son accord. Le juge ne peut pas vérifier si le consentement était réellement libre. Seule l'administration peut autoriser ou refuser cette rupture. C'est une limite importante pour les salariés protégés qui souhaitent remettre en question leur accord.

Résumé juridique officiel

Le juge judiciaire ne peut, en l'état de l'autorisation administrative accordée à l'employeur et au salarié bénéficiant d'une protection mentionnée aux articles L. 2411-1 et L. 2411-2 du code du travail pour procéder à la rupture conventionnelle du contrat de travail qui les lie et sans violer le principe de la séparation des pouvoirs, apprécier la validité de ladite rupture, y compris lorsque la contestation porte sur la validité du consentement du salarié et que ce dernier soutient que son consentement aurait été obtenu par suite d'un harcèlement moral

Thèmes

separation des pouvoirscontrat de travailrupture conventionnellesalarié protégéautorisation administrativevalidité de la ruptureconditionsvalidité du consentementappréciationcompétence judiciaireexclusioncasharcèlement moral

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.