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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale1972-12-18

Pourvoi n° 72-40.201

💡

Ce que ça signifie pour vous

Un employé avait commis plusieurs petites fautes (manque de discipline, incorrection). Son patron l'a licencié sans lui faire exécuter son préavis. La Cour de cassation confirme que l'employeur pouvait le dispenser de travailler, mais juge que les fautes n'étaient pas assez graves pour lui enlever ses indemnités de préavis et de licenciement. Le salarié les reçoit donc intégralement, malgré ses manquements.

Résumé juridique officiel

BIEN QU'AYANT RELEVE A LA CHARGE D'UN EMPLOYE DIVERS ACTES ISOLES D'INDISCIPLINE OU D'INCORRECTION, LES JUGES DU FOND QUI ONT OBSERVE QUE SON TRAVAIL AVAIT DONNE SATISFACTION MAIS QU'AVAIENT ETE ECHANGES ENTRE SON EMPLOYEUR ET LUI APRES UNE ASSIGNATION EN PAYEMENT D'HEURES SUPPLEMENTAIRES UNE CORRESPONDANCE ET DES PROPOS DEPOURVUS D'AMENITE QUI AVAIENT ACHEVE DE DEGRADER LEURS RAPPORTS ONT JUSTEMENT ESTIME QUE SI L'EMPLOYEUR ETAIT FONDE A LICENCIER L 'INTERESSE EN LE DISPENSANT D'EXECUTER SON TRAVAIL PENDANT LA PERIODE DE DELAI-CONGE, LES FAUTES COMMISES PAR CE DERNIER, MEME PRISES ENSEMBLE, N'ETAIENT PAS ASSEZ GRAVES POUR LE PRIVER DES INDEMNITES DE PREAVIS ET DE LICENCIEMENT.

Thèmes

contrat de travailcongediementindemnitesdelaicongefaute du salariegravitelitige opposant le salarie a l 'employeurdegradation progressive de leurs rapportsactes d'indisciplineactes isolesindemnite de licenciementfaute lourde du salarielitige opposant le salarie a l'employeur

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.