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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale2010-01-20

Pourvoi n° 08-43.471

💡

Ce que ça signifie pour vous

Quand un salarié arrête de travailler et demande au juge de confirmer cette rupture, le juge doit vérifier si le salarié avait une bonne raison. Si c'est le cas, le salarié reçoit les mêmes compensations qu'en cas de licenciement abusif : indemnité de préavis, congés payés restants et indemnité de licenciement. Cela vaut même si l'employeur avait dispensé le salarié de travailler pendant le préavis ou si le salarié était malade.

Résumé juridique officiel

La prise d'acte de la rupture entraînant la cessation immédiate du contrat de travail, il s'ensuit que le juge qui décide que les faits invoqués justifiaient la rupture,laquelle produit alors les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, doit accorder au salarié qui le demande, l'indemnité de préavis et les congés payés afférents, l'indemnité de licenciement et les dommages-intérêts auxquels il aurait eu droit en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Doit en conséquence être approuvé l'arrêt qui, après avoir dit que la prise d'acte était justifiée, accorde au salarié l'indemnité de préavis et les congés payés afférents, peu important qu'il ait, à sa demande, été dispensé par l'employeur d'exécuter un préavis (arrêt n° 1, pourvoi n° 08-43.471) ou peu important son état de maladie au cours de cette période (arrêt n° 2, pourvoi n° 08-43.476)

Thèmes

contrat de travail, ruptureprise d'acte de la ruptureprise d'acte par le salariéeffetsrupture du contrat au jour de la prise d'acteportéeapplications diversesindemnités dues par l'employeurdétermination

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.