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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale2023-11-08

Pourvoi n° 22-17.919

💡

Ce que ça signifie pour vous

Quand un salarié protégé (délégué syndical, etc.) est licencié à tort et que l'employeur refuse de le réintégrer, le tribunal peut prononcer une rupture du contrat aux torts de l'employeur. Le salarié reçoit alors une indemnité équivalente à son salaire jusqu'à la fin de sa période de protection, sans dépasser 30 mois. C'est comme si le licenciement n'avait jamais eu lieu légalement.

Résumé juridique officiel

Le salarié protégé dont le licenciement est nul en raison de l'annulation de l'autorisation administrative doit être réintégré dans son emploi ou un emploi équivalent. Il en résulte que lorsque l'employeur n'a pas satisfait à cette obligation, sans justifier d'une impossibilité de réintégration, la résiliation judiciaire prononcée aux torts de l'employeur pour ce motif produit les effets d'un licenciement nul pour violation du statut protecteur, dès lors que le salarié est protégé au jour de sa demande en résiliation et que le salarié peut prétendre à une indemnité à ce titre égale à la rémunération qu'il aurait perçue depuis la date de prise d'effet de la résiliation judiciaire jusqu'à la fin de la période de protection en cours au jour de sa demande en résiliation, dans la limite de trente mois

Thèmes

representation des salariesrègles communescontrat de travaillicenciementmesures spécialesautorisation administrativeannulation par la juridiction administrativeréintégrationobligation de l'employeur - manquementdommage - réparationindemnitédéterminationportée

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.