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Cour de cassationChambre socialeCassation

Chambre sociale2024-01-17

Pourvoi n° 22-20.778

💡

Ce que ça signifie pour vous

Quand un employeur veut licencier un salarié protégé (délégué syndical, élu du personnel), il doit d'abord obtenir l'autorisation de l'administration. Une fois cette autorisation donnée, le juge ne peut plus annuler le licenciement en prétendant qu'il s'agit de discrimination syndicale. L'administration a déjà vérifié que le licenciement n'était pas lié au mandat du salarié. Le juge doit respecter cette décision administrative.

Résumé juridique officiel

Dans le cas où l'employeur sollicite l'autorisation de licencier le salarié, il appartient à l'administration de vérifier si la mesure de licenciement envisagée n'est pas en rapport avec le mandat détenu, sollicité ou antérieurement exercé par l'intéressé. Par conséquent, l'autorisation administrative de licenciement établit que le licenciement n'a eu ni pour objet ni pour effet de faire échec au mandat représentatif. Il en résulte que le juge judiciaire ne peut, sans violer le principe de séparation des pouvoirs, en l'état d'une autorisation administrative de licenciement devenue définitive, annuler le licenciement pour motif économique du salarié sur le fondement d'une discrimination syndicale subie par ce dernier

Thèmes

separation des pouvoirscontrat de travaillicenciementsalarié protégéautorisation administrativeconditions - absence de discrimination syndicalevérification - nécessitéeffets - compétence judiciairenullité du licenciementpossibilité (non)déterminationportée

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.