Chambre sociale — 2024-01-10
Pourvoi n° 22-19.165
Ce que ça signifie pour vous
Quand un salarié cadre dans l'industrie chimique accepte une rupture conventionnelle (accord amiable de fin de contrat), il doit recevoir une indemnité au moins égale à celle qu'il aurait reçue en cas de licenciement. Cette indemnité se calcule sur la base du dernier mois de salaire avant la signature de l'accord, ou à défaut, sur la moyenne des 12 derniers mois. C'est une protection garantissant qu'une rupture à l'amiable n'appauvrit pas le salarié.
Résumé juridique officiel
Selon l'avenant du 18 mai 2009 à l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008, l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle prévue par l'article L. 1237-13 du code du travail ne peut pas être d'un montant inférieur à celui de l'indemnité conventionnelle de licenciement, lorsque celle-ci est supérieure à l'indemnité légale de licenciement. L'article 14-3 de l'avenant n° 3 du 16 juin 1955 à la convention collective nationale des industries chimiques et connexes du 30 décembre 1952, relatif aux ingénieurs et cadres prévoit que la base de calcul de l'indemnité de licenciement est la rémunération totale mensuelle gagnée par le cadre pendant le mois précédant le préavis de congédiement et qu'elle ne saurait être inférieure à la moyenne des rémunérations mensuelles des douze mois précédant le congédiement. Il en résulte qu'en l'absence de licenciement et d'exécution de préavis, il convient de prendre en compte le salaire du mois précédant la signature de la convention de rupture
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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.