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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale — 2000-12-18

Pourvoi n° 98-41.608

💡

Ce que ça signifie pour vous

Quand un employeur licencie un salarié en violation de la loi (notamment pendant un arrêt maladie ou accident du travail), ce licenciement est annulé. Si le salarié refuse de revenir au travail, il peut réclamer à la fois ses indemnités de rupture normales ET une indemnité supplémentaire pour réparer le préjudice subi. Cette indemnité est fixée librement par le juge, mais ne peut pas être inférieure à un montant légal minimum prévu par la loi.

Résumé juridique officiel

La rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions de l'article L. 122-32-2 du Code du travail est nulle. Dès lors, le salarié qui ne demande pas sa réintégration a droit, d'une part, aux indemnités de rupture, d'autre part, à une indemnité réparant intégralement le préjudice résultant du caractère illicite du licenciement, dont le montant est souverainement apprécié par les juges du fond dès lors qu'il est au moins égal à celui prévu par l'article L. 122-14-4 du Code du travail.

Thèmes

contrat de travail, rupturelicenciement →cause →accident du travail ou maladie professionnellesuspension du contratlicenciement pendant la période de suspensionannulation du licenciementeffetsréparation du préjudicedéterminationindemnité minimumeffetcontrat de travail, executionmaladie du salariénullité →licenciement nullicenciement prononcé au cours d'une période de suspension

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.