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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale2008-09-24

Pourvoi n° 06-46.517

💡

Ce que ça signifie pour vous

Un patron qui harcèle sexuellement un employé (tentatives de baiser non consentis, invitations à domicile avec avances, appels répétés dénigrants) commet une faute très grave. Cette décision confirme que l'employeur peut licencier immédiatement ce cadre sans préavis ni indemnités. Le harcèlement sexuel, notamment envers une personne mineure, justifie un licenciement pour cause grave, même sans avertissement préalable.

Résumé juridique officiel

Caractérise un harcèlement sexuel (constitutif d'une faute grave) la cour d'appel, qui, appréciant la valeur et la portée des éléments de preuve qui lui étaient soumis, a relevé que le salarié, cadre, avait eu un comportement, dénoncé par sa subordonnée mineure, consistant à tenter de l'embrasser contre son gré sur le lieu de travail, à l'emmener à son domicile en renouvelant à cette occasion des avances de nature sexuelle et à l'appeler fréquemment au téléphone en dénigrant la relation affectueuse que celle-ci entretenait avec un tiers, provoquant par ces agissements angoisse voire dépression

Thèmes

contrat de travail, rupturelicenciementcausecause réelle et sérieusefaute graveapplications diversesharcèlement sexuelcaractérisation

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.