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Cour de cassationChambre socialeRejet

Chambre sociale — 2000-10-24

Pourvoi n° 98-41.937

💡

Ce que ça signifie pour vous

Si une femme enceinte est licenciée, l'employeur doit obligatoirement justifier son licenciement par écrit. Il ne peut la renvoyer que pour une faute grave sans lien avec sa grossesse, ou si maintenir son contrat est impossible pour une autre raison. Si la lettre de licenciement n'explique pas clairement pourquoi, le licenciement est annulé et nul. Cette décision protège les femmes enceintes contre les licenciements injustifiés ou discriminatoires.

Résumé juridique officiel

En vertu de l'article L. 122-14-2 du Code du travail, l'employeur est tenu d'énoncer le ou les motifs de licenciement dans la lettre de licenciement. Il résulte, en outre, de l'article L. 122-25-2 du même Code que l'employeur ne peut résilier le contrat de travail d'une salariée en état de grossesse médicalement constatée que s'il justifie d'une faute grave de l'intéressée non liée à l'état de grossesse ou de l'impossibilité où il se trouve, pour un motif étranger à la grossesse, à l'accouchement ou à l'adoption, de maintenir le contrat. Ayant constaté que la lettre de licenciement ne mentionnait pas l'un des motifs exigés par l'article L. 122-25-2 du Code du travail, la cour d'appel en a exactement déduit que le licenciement était nul.

Thèmes

contrat de travail, rupturelicenciement →formalités légaleslettre de licenciementcontenumention des motifs du licenciementgrossesse de l'employée →mention d'un motif étranger à la grossesse →absencenullité du licenciement →maternitémotif étranger à la grossesse →mention dans la lettre de licenciementtravail reglementation

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.