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Cour de cassationChambre socialeCassation

Chambre sociale2013-09-25

Pourvoi n° 12-19.487

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Ce que ça signifie pour vous

Selon cette décision, un cadre licencié dans la publicité a droit à un préavis de 3 mois (ou son indemnité) sauf en cas de faute très grave. Si c'est juste une faute grave, l'employeur peut supprimer l'indemnité de licenciement, mais pas celle du préavis. Seule la "faute lourde" permet à l'employeur de licencier sans rien payer. La différence entre "grave" et "lourde" est donc cruciale pour le salarié.

Résumé juridique officiel

L'article 68 de la convention collective nationale de travail des cadres, techniciens et employés de la publicité française du 22 avril 1955 dispose qu'en cas de licenciement individuel le collaborateur cadre licencié bénéficiera : a) d'un préavis de 3 mois ou, le cas échéant de l'indemnité correspondante, b) de l'indemnité compensatrice de congé payé à laquelle il peut prétendre, c) de l'indemnité de licenciement, telle qu'elle est prévue à la présente convention ; que cependant, si le licenciement est prononcé à la suite d'une faute grave, l'indemnité de licenciement pourra être supprimée. Le texte ajoute en facteur commun qu'en cas de faute lourde il pourra être procédé au licenciement de l'intéressé, sans préavis ni indemnité. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que ce n'est qu'en cas de faute lourde que le collaborateur cadre licencié peut être privé de l'indemnité de préavis

Thèmes

statut collectif du travailconventions et accords collectifsconventions diversespublicitéconvention nationale de travail des cadres, techniciens et employés de la publicité françaisearticle 68licenciement individuel du collaborateur cadreindemnité de préavisbénéficeconditionsdéterminationportéeattributionexclusioncaslicenciement pour faute lourde

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.