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Cour de cassationChambre socialeCassation

Chambre sociale2008-04-18

Pourvoi n° 06-46.119

💡

Ce que ça signifie pour vous

Un employeur ne peut pas licencier une femme enceinte, même pour faute grave, sauf dans des cas très rares où la faute n'a absolument rien à voir avec sa grossesse et où il est impossible de la garder. La Cour de cassation annule donc les licenciements où les juges n'ont pas clairement prouvé que la faute était indépendante de la grossesse. Cette décision renforce la protection des femmes enceintes contre les licenciements discriminatoires.

Résumé juridique officiel

L'article L. 122-25-2 du code du travail, interprété à la lumière de la Directive 92/85/CEE du 19 octobre 1992, n'autorise l'employeur à résilier le contrat de travail d'une salariée en état de grossesse que dans des cas exceptionnels, s'il justifie d'une faute grave de l'intéressée non liée à son état de grossesse ou de l'impossibilité où il se trouve, pour un motif étranger à la grossesse, l'accouchement ou l'adoption, de maintenir le contrat. En conséquence, encourt la cassation un arrêt de cour d'appel qui a considéré que le licenciement pour faute grave était justifié, sans avoir caractérisé un manquement dépourvu de lien avec l'état de grossesse de la salariée rendant impossible son maintien dans l'entreprise

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.