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Cour de cassationChambre socialeCassation

Chambre sociale2002-07-10

Pourvoi n° 00-42.340

💡

Ce que ça signifie pour vous

Quand une entreprise en redressement judiciaire licencie pour des raisons économiques, elle doit notifier les salariés dans un délai d'un mois maximum après la décision du tribunal. Si l'administrateur judiciaire ne respecte pas ce délai, le licenciement est mal fait. Le salarié peut alors demander une indemnisation pour ce non-respect des règles, même si le licenciement lui-même était justifié.

Résumé juridique officiel

En vertu de l'article 63 de la loi du 25 janvier 1985, devenu l'article L. 621-64 du Code de commerce, les licenciements pour motif économique prévus par le plan de continuation ou de cession de l'entreprise en redressement judiciaire doivent intervenir dans le délai d'un mois après le jugement sur simple notification de l'administrateur. Il résulte de ce texte que la méconnaissance par l'administrateur judiciaire du délai qu'il prévoit pour notifier aux salariés la rupture de leur contrat de travail constitue une irrégularité de forme du licenciement de nature à causer un préjudice aux intéressés qui peuvent en demander réparation.

Thèmes

contrat de travail, rupturelicenciement économiquelicenciement collectifentreprise en difficultéplan de redressementplan de cessionlicenciement par l'administrateur judiciairenotificationdélaiinobservationsanctionredressement judiciaireobligations de l'administrateur judiciaireetendueformalités légaleslettre de licenciementcontenumention des motifs du licenciementmotif précisdéfinitionentreprise en difficulteplanjugement l'arrêtantlicenciementmotivationréférence au jugement arrêtant le planportée

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.