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Cour de cassationChambre socialeCassation

Chambre sociale2014-03-12

Pourvoi n° 12-20.108

💡

Ce que ça signifie pour vous

Quand un employeur ne respecte pas ses obligations envers un salarié en période de protection (représentant du personnel, délégué syndical, etc.), ce salarié peut rompre le contrat lui-même. Cette rupture est alors traitée comme un licenciement invalide. L'employé reçoit une indemnité couvrant tous les salaires qu'il aurait touchés jusqu'à la fin de sa protection, même si l'employeur avait obtenu une autorisation administrative avant la rupture.

Résumé juridique officiel

Lorsqu'elle est justifiée, la prise d'acte de la rupture du contrat de travail par un salarié protégé, du fait de l'inexécution par l'employeur de ses obligations contractuelles, produit les effets d'un licenciement nul et ouvre droit, au titre de la violation du statut protecteur, à une indemnité forfaitaire égale aux salaires que le salarié aurait dû percevoir jusqu'à la fin de la période de protection en cours. L'autorisation de licenciement donnée par l'autorité administrative, antérieurement à la prise d'acte justifiée, n'a pas pour effet de priver le salarié protégé du bénéfice de cette indemnité

Thèmes

contrat de travail, rupturelicenciementnullitécassalarié protégéprise d'acte de la rupture par le salariéautorisation administrativeportéerepresentation des salariesrègles communescontrat de travailprise d'acte de la ruptureprise d'acte par le salariéportée contrat de travail, ruptureprise d'acte par un salarié protégécausemanquements reprochés à l'employeurappréciationmodalitésdéterminationdécision administrative d'autorisation de licenciement antérieure à la prise d'acte representation des salariesmesures spécialesinobservationindemnisationetendue

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Source : Cour de cassation — Open Data Judilibre. Décision pseudonymisée. Informations à titre indicatif uniquement. Consultez un professionnel pour votre situation.